La chanteuse russe

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A Moscou en 1985, deux femmes sont retrouvées mortes dans l’appartement de fonction de l’une d’elles. Sonia, secrétaire à l’ambassade du Danemark à Moscou, semble s’être ouvert les veines dans sa baignoire après avoir étranglé Véra, une prostituée soviétique, lors de jeux sado-masochistes. Jack Andersen, un Danois employé par l’ambassade, est appelé sur les lieux pour découvrir les corps en même temps que la police soviétique. Il décide alors de mener son enquête…

La chanteuse russe (1988) est le premier roman du Danois Leif Davidsen. Il a été publié en France par Gaïa, avant d’être repris par Actes Sud dans la collection Babel noir. A noter qu’il a été publié en France après Un russe candide, troisième roman de Leif Davidsen. Ce n’est pas un hasard si plusieurs des romans de Leif Davidsen traitent de la Russie. Ils lui ont été inspirés pas les quatre années qu’il a passées à Moscou comme correspondant de Radio Danemark.

Dans La chanteuse russe, c’est Jack Andersen qui raconte l’histoire à la première personne. Passionné par la Russie, il a choisi la carrière diplomatique pour ne pas devenir prof de russe au Danemark. Mais il détonne pas mal dans ce milieu, sans doute en raison de ses origines modestes.

“J’étais un prolétaire qui avait quitté sa place attitrée dans la société et qui se mêlait aux gentlemen accoutumés aux parquets cirés de la diplomatie depuis l’époque de Frederik VI.”

Jack a beau adorer la Russie, il est tout de même très critique face au régime soviétique. Il décrit cette société où l’on manque de tous les biens de première nécessité et où l’on n’a aucune liberté. En tant qu’étranger, il a pourtant plus d’argent et plus de liberté de mouvement que les Russes, mais il est surveillé en permanence, les téléphones sont sur écoute et les relations avec les Russes presque interdites. C’est cette dernière règle que Jack va enfreindre quand il va rencontrer Lilli. Lilli est la soeur de Vera. C’est aussi la chanteuse russe qui donne son titre au roman. Elle se produit avec un petit orchestre dans un restaurant où elle chante de la variété. Mais elle aime surtout le rock et tout ce qui vient de l’Occident. Réunis par un tube de Bruce Springsteen, Jack et Lilli ne vont pas tarder à tomber amoureux…

La chanteuse russe n’est pas à proprement parler un roman policier, ni même un roman d’espionnage. Il s’inscrit entre ces deux genres, mais l’enquête sur la mort des deux jeunes femmes est de toute évidence un prétexte pour évoquer la fin du régime soviétique, décrire ce monde dominé par le marché noir, la corruption, et où les ennemis du régime, ou plus simplement ceux qui en savent trop, ont d’étranges accidents ou se suicident subitement. Mais rien de tout ça n’est très nouveau. En lisant ce roman, je n’ai pas appris grand chose sur la Russie et ne me suis pas passionnée pour la résolution de l’affaire policière. J’ai pourtant beaucoup aimé ce roman. Il est l’oeuvre d’un véritable écrivain, qui décrit merveilleusement les lieux, les sentiments, les états d’âme, et nous permet de bien sympathiser avec son narrateur. Je retrouverai donc très certainement Leif Davidsen bientôt, probablement avec Le Danois serbe dont l’action se situera cette fois au Danemark.

  • Den russiske sangerinde / Leif Davidsen, Lindhardt og Ringhof, 1988
  • La chanteuse russe / Leif Davidsen, traduit du danois par Monique Christiansen, Actes Sud (Babel noir), 2011, 339 p.

L’avis de Sharon.

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Lu dans le cadre des trois challenges organisés par Anne : le challenge Des notes et des mots, le défi Premier roman et du défi Voisins voisines 2012.

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Lu également dans le cadre du challenge Les 12 d’Ys, du challenge Petit bac 2012 organisé par Enna et de mon défi Scandinavie noire.

Le tag des 11 choses

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Alors que j’ai passé le week-end au fond de mon lit à jouer la dame aux camélias, j’ai pris du retard dans mes lectures et mes billets. Heureusement j’ai été taguée par Syanelle puis par Mimi, ce qui va me permettre d’alimenter mon blog.

Le principe est simple : Décrire 11 choses de soi.
Répondre aux 11 questions posées et en créer 11 nouvelles pour les personnes taguées.
Taguer 11 personnes et mettre un lien vers leurs blogs.
Prévenir les personnes que l’on a taguées.

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Avoir été taguée deux fois va me permettre de tricher un peu. Je vais écrire 11 choses sur moi puis je vais répondre à 11 questions (6 de Syanelle et 5 de Mimi). :)

11 choses sur moi :

  1. J’aime bien les blogs de lecture. Ce qui me plaît quand je découvre un blog, c’est de découvrir une personne à travers ses choix de livres et ce qu’elle dit de ses lectures. J’aime assez ignorer l’âge, la profession, l’apparence, la situation de famille… des blogueurs que je lis. C’est pourquoi je n’aime pas trop les tags qui consistent à raconter sa vie ou donner les éléments factuels dont je me passe bien.
  2. J’aime bien pratiquer une lecture d’exploration, c’est-à-dire me lancer dans l’exploration d’un genre, d’une période, d’un pays, d’un auteur… Sans doute parce que j’aime me documenter, dresser des listes de livres à lire, et ensuite me laisser rebondir d’un livre à l’autre.
  3. Parce que j’aime la lecture d’exploration, j’aime beaucoup les challenges de lecture qui nous amènent à explorer des domaines auxquels on n’avait pas forcément pensé, à nous glisser dans les envies de lecture d’un autre.
  4. Parce que j’aime les listes, j’aime aussi les carnets, les calepins, les post-it et tous les petits papiers.
  5. J’aime beaucoup les marque-pages, les jolis, dont j’ose à peine me servir. Mais le plus souvent je glisse dans mon livre n’importe quel bout de papier qui traîne, ou une fiche de bristol pour prendre quelques notes ou simplement noter le numéro de la page où retrouver une citation (nouvelle habitude de blogueuse). Il y a deux jours, je me suis tout de même offert un carnet de marque-pages, qui représentent des kokeishis et des matriochkas.
  6. J’aime bien les vieux livres, ceux qui ont vécu. Alors j’achète beaucoup de livres d’occasion.
  7. J’aime vivre au milieu des livres, alors j’en emprunte de moins en moins en bibliothèque. Cela fait d’ailleurs plusieurs mois que je n’ai pas renouvelé mon inscription…
  8. J’aimerais bien conserver tous les livres, mais comme la place dont je dispose n’est pas extensible, régulièrement je trie et mets en vente des livres sur Internet. Comme cela renfloue mon porte-monnaie électronique, ensuite je rachète des livres…
  9. J’adore mon chat. C’est le meilleur compagnon de lecture que je connaisse. Dés que j’attrape un livre, il saute sur le canapé, prêt à s’y installer sur mes genoux pour ne plus bouger pendant des heures.
  10. Quand je lis, je m’abstrais totalement de ce qui m’entoure. Le bruit ne me dérange pas. Je peux lire dans les cafés, dans la rue, le métro…
  11. Je ne suis pas douée pour les tags. Je prends les questions au sérieux, alors mes réponses sont hypra-chiantes. Si vous êtes arrivés jusqu’ici, vous voici donc prévenus : la suite va être pire !

11 questions :

  1. Pourquoi lis-tu ? Sans doute parce que cela m’est indispensable. C’est une respiration, une manière de s’élever au-dessus des préoccupations quotidiennes, d’ajouter de l’intensité à sa vie…
  2. Combien de livres peux-tu lire en même temps ? J’en lis souvent deux en même temps, un qui se balade avec moi et un qui m’attend à la maison.
  3. A quel rythme lis-tu ? C’est difficile à dire, parce que je ne suis pas très régulière. Mais le blog que je tiens depuis un an montre que je lis entre 5 et 10 livres par mois, avec parfois des interruptions. Et bizarrement je lis moins quand je suis en vacances, ce qui m’étonne beaucoup !
  4. Y a t-il des moments dans la journée que tu préfères pour lire et pourquoi ? Le week-end j’aime lire dés le matin, en buvant mon café. En fait j’aime m’accorder de temps en temps de longues plages de lecture, sans doute parce qu’au quotidien je ne fais souvent que des lectures un peu hachées, ce qui est assez frustrant.
  5. Que serais-tu capable de faire (de politiquement incorrect) pour pouvoir lire en paix ? Je suis capable de fuir mes collègues à l’heure du déjeuner, pour me retrouver seule avec un livre. De même que j’ai été capable de laisser partir le métro sans moi, pour éviter une connaissance et donc pouvoir lire tranquille. Je crois que la lecture me rend encore plus asociale !
  6. Quel est le roman qui t’a le plus marqué(e) ? Un de mes premiers enthousiasmes de lecture, vers 12-13 ans, a été pour l’Ecume des jours de Boris Vian. C’était un livre piqué à mes grands frères et sœurs, qui me donnait l’impression de m’affranchir de toutes les recommandations, en particulier scolaires. Et puis c’était un livre plein de fantaisie, qui ne ressemblait à rien de ce que j’avais lu jusqu’alors. Je suis assez nostalgique de ce grand dépaysement qu’apportent les premières lectures.
  7. A quel personnage t’es-tu la/le plus identifié(e) ? Je crois qu’à travers la lecture, je suis toujours entrée en relation beaucoup plus avec les auteurs qu’avec les personnages.
  8. Quel est le livre que tu as le plus détesté et pourquoi ? J’ai détesté Le voyage au bout de la nuit. Pourtant je ne crois même pas avoir été influencée par la mauvaise réputation de Céline. Peut-être que je l’ai lu trop tôt. En tous cas j’ai eu un vrai rejet pour ce roman, pour sa langue, et je l’ai laissé tomber sans avoir rien compris.
  9. Quel genre de livres t’est le moins familier et pourquoi ? Je ne lis jamais de fantasy, un genre pourtant actuellement très à la mode, surtout chez les ados. Mais un jour probablement que je déciderai d’essayer, comme j’ai décidé il y a un an d’essayer le polar nordique, et peut-être que ce sera alors le début d’une grand passion. Qui sait ?
  10. Si tu pouvais rencontrer un auteur, ce serait qui ? Je ne suis pas du tout groupie, alors je ne cherche pas à rencontrer les auteurs. Sans compter que le statut de l’auteur contemporain (obligé de faire la tournée des salons, des librairies, des lycées…) me désole.
  11. Comment est rangée ta bibliothèque ? Le classement le plus simple serait sûrement le classement alphabétique, mais ce classement me déprime, alors je classe les livres par genres. Parmi les romans, je mets à part la SF et le polar. Et ensuite je classe par langue et par pays, puis finalement par ordre alphabétique. Mais ça change. Périodiquement je m’interroge sur mon classement, quand les étagères débordent. Alors je trie, je vends et je reclasse un peu autrement. La dernière fois que j’ai classé, j’ai abandonné le classement par périodes, mais ça peut revenir !

Comme j’ai tardé à répondre à ce tag, beaucoup de blogueurs que je connais ont dû être déjà tagués. Alors je ne taguerai que six personnes. Libres à elles de tricher un peu si elles ont été taguées plusieurs fois.

Voici mes 11 questions (formulées à l’économie) :

  1. Papier ou numérique ?
  2. Achat ou emprunt ?
  3. Neuf ou occasion ?
  4. Poches ou grands formats ?
  5. Classiques ou contemporains ?
  6. Flaubert ou Balzac ?
  7. Un classique que tu adores ?
  8. Un classique que tu détestes ?
  9. Ton roman policier préféré ?
  10. Le livre que tu as le plus relu ?
  11. Un auteur dont tu as tout lu ?

Je tague Annie, Aymeline, Catherine, Eiluned, Manu, Valou et qui voudra reprendre ce tag.

Un employé modèle

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“Christchurch, Nouvelle-Zélande. Célibataire, aux petits soins pour sa mère, Joe Middleton, homme de ménage au commissariat central de la ville, est au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle qui concerne le Boucher de Christchurch, un serial killer accusé d’avoir tué sept femmes dans des conditions atroces. Pourtant Joe sait qu’une de ces femmes n’a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu’il est le Boucher de Christchurch. Contrarié, Joe décide de démasquer le plagiaire. Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres…” (quatrième de couverture)

Premier roman du néo-zélandais Paul Cleave, Un employé modèle a d’abord paru en France chez Sonatine en 2010 avant d’être réédité au Livre de poche. Jusqu’à cette lecture, j’avais déjà fait quelques incursions assez peu emballantes dans le monde du thriller. Je commençais même à penser que le thriller était le sous-genre le moins intéressant du genre policier, celui qui se prête le plus à une banale redite, qui apporte peut-être à certains lecteurs ce qu’ils en attendent, mais qui ne surprend jamais. Je ne suis pas complètement revenue sur cette opinion, mais depuis que j’ai lu Un employé modèle, je sais au moins qu’il y a des exceptions et que même en reprenant le thème archirebattu du serial killer, on peut faire un bon livre, intelligent, bien écrit, et délicieusement cynique.

“Je ne souffre pas de compulsion à tuer tout le temps. Je ne suis pas un animal. Je ne cours pas partout en me déchargeant d’abus subis dans mon enfance tout en trouvant des excuses pour tuer. (…) Je ne suis qu’un type normal. Un Joe moyen. Avec un hobby. Je ne suis pas un psychopathe. Je n’entends pas de voix. Je ne tue pas pour Dieu ou Satan, ou le chien du voisin. Je ne suis même pas religieux. Je tue pour moi. C’est aussi simple que ça. J’aime les femmes et j’aime leur faire des choses qu’elles ne veulent pas me laisser faire. Il doit y avoir 2 ou 3 milliards de femmes sur cette terre. En tuer une par mois, c’est pas grand-chose. C’est juste une question de perspective.”

La majeure partie du roman est l’histoire de Joe, le tueur en série devenu détective amateur, qui nous raconte son enquête à la première personne. Mais parallèlement nous suivons aussi l’histoire de Sally, une jeune fille bigotte et un peu simplette, qui est également employée au commissariat et qui s’est prise d’affection pour Joe, qui lui rappelle son frère handicapé mental. Mai Joe n’a rien d’un attardé. Il joue les simples d’esprit, mais en lui-même il est persuadé d’être le plus malin du commissariat.

Un employé modèle n’a rien du banal roman de serial killer. Il réserve même de belles surprises, comme un rebondissement de taille qui survient à peu près à la moitié du récit. Un nouveau personnage assez original entre alors en scène. Un peu plus tard, une fois que Joe a identifié le coupable du meurtre qu’il n’avait pas commis, nous nous retrouvons avec quatre personnages ayant chacun le pouvoir d’influer sur le destin des trois autres. Alors qui va faire quoi ? Comment les choses vont-elles se goupiller entre ces quatre personnages ? Jusqu’au bout le suspense est total. L’ultime conclusion du roman m’a un petit peu déçue ; j’avais espéré une fin beaucoup plus immorale. Mais ça ne fait rien, j’ai apprécié l’humour décalé de Paul Cleave et je sais maintenant que les bons thrillers existent.

  • The Cleaner / Paul Cleave, 2006
  • Un employé modèle / Paul Cleave, traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Benjamin Legrand, Sonatine, 2010
  • Un employé modèle / Paul Cleave, traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Benjamin Legrand, Livre de poche (Thriller), 2011, 477 p.

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Lu dans le cadre du Challenge Thriller, du Défi Premier roman et du Challenge Petit bac 2012.

Challenge En scène !

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Rendez-vous compte que depuis un an que ce blog existe, je n’ai pas lu une seule pièce de théâtre ? Pas même du théâtre scandinave ! Comme il faut que cela cesse, je me suis inscrite au tout nouveau challenge de lecture de Bladelor : En scène !

Il s’agit de lire ou de voir jouer des pièces de théâtre. Lancé le 29 janvier 2012, le challenge prendra fin le 31 décembre de cette même année. Il n’y a donc pas une seconde à perdre.

Les catégories :

  • Catégorie Molière : 2 pièces
  • Catégorie Racine : 4 pièces
  • Catégorie Musset : 8 pièces
  • Catégorie Shakespeare : 12 pièces

Il y a un logo par catégorie. J’ai choisi le mien pour sa jolie couleur et me suis donc engagée à lire de 4 à 7 pièces.

Ultraviolet

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En 1936, l’Alberta, une province canadienne, est en proie à une sécheresse sans précédent, qui s’additionne à la crise économique dont souffre le continent nord-américain depuis déjà plusieurs années. C’est là que vit Lucy Larson, treize ans. Son père est pasteur et accueille volontiers à leur table tous les déshérités qui croisent son chemin. Ils n’ont pourtant le plus souvent qu’une soupe bien diluée à se partager. C’est dans ce contexte que Lucy fait connaissance avec le docteur Beauchemin, que sa famille va héberger…

Roman pour la jeunesse de la canadienne d’expression française Nancy Huston, Ultraviolet se présente comme le journal intime de Lucy, de juillet à octobre 1936.

Lucy est heureuse d’avoir reçu un carnet pour son anniversaire, de pouvoir y noter toutes ses pensées, s’y défouler, y faire des fautes ou y écrire des gros mots. Elle adore jouer avec les mots, chercher leur définition et leur étymologie dans le dictionnaire. Dans son “cher carnet”, elle va aussi pouvoir noter sa révolte. Elle a faim et n’en peut plus de vivre dans ce trou perdu. Alors elle remet tout en cause, notamment la religion et l’éducation reçue de ses parents. Et puis le beau Bernard Beauchemin ne la laisse pas indifférente. Il y a un mystère dans le passé de cet homme, un scandale peut-être, ce qui n’est pas pour lui déplaire. Grâce à lui, à leurs discussions, à ses sentiments pour lui, en quelques mois Lucy va se révéler à elle-même.

“Terminé l’église, les bienséances, les réponses toutes faites : dorénavant je suivrai l’exemple de Bernard Beauchemin. Oui bientôt, très bientôt maintenant, je mettrai mes pas dans les siens et – voyageant, étudiant, lisant mille livres et posant mille questions – je me construirai une existence à moi. Plus de compromis. Ceux qui m’aiment, m’aimeront, les autres tomberont en chemin. A moi la liberté ! “

J’ai trouvé ce roman sur la quête de soi qui accompagne l’adolescence vraiment très joli et gorgé d’une belle énergie vitale, d’une soif de liberté qui fait du bien. J’ai apprécié le ton plein de fraîcheur de la petite narratrice et j’ai trouvé beaucoup de justesse dans ses sentiments et ses interrogations. Mais dites, Madame Huston, vous ne pourriez pas écrire des romans un petit peu plus longs ?

  • Ultraviolet / Nancy Huston, Editions Thierry Magnier, 2011, 78 p.

Lu dans le cadre du challenge Les 12 d’Ys, du Challenge Littérature jeunesse / Young Adult et du challenge Petit bac 2012.

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